Rapport de la BCE sur les progrès réalisés par des pays de l’UE sur la voie de l’adoption de l’euro

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Selon le Rapport de juin 2020 de la BCE sur la convergence, les pays de l’Union européenne (UE) n’appartenant pas à la zone euro ont, depuis 2018, enregistré des progrès contrastés en matière de convergence économique avec la zone euro, et des mesures importantes ont été mises en place pour réduire les déséquilibres budgétaires. Ce rapport, publié tous les deux ans, évalue les progrès accomplis sur la voie de l’adoption de l’euro par des pays de l’UE, actuellement au nombre de sept, qui n’utilisent pas cette monnaie.

La Bulgarie et la Croatie ont pris un certain nombre d’engagements dans des domaines de politique économique qui revêtent une importance particulière pour une participation sans heurt au mécanisme de change II (MCE II). Du fait de la date d’arrêté de l’analyse économique contenue dans le rapport, une évaluation complète de l’incidence de la pandémie de coronavirus (COVID-19) sur la trajectoire de convergence ne sera possible que dans le prochain rapport, prévu pour 2022.

En ce qui concerne le critère de stabilité des prix, le niveau de conformité des pays examinés s’est dégradé en comparaison de la situation décrite dans le précédent Rapport sur la convergence. Le taux d’inflation a été largement supérieur à la valeur référence de 1,8 % en Bulgarie, en Pologne, en Roumanie, en République tchèque et en Hongrie, inférieur à cette valeur en Suède, et largement inférieur en Croatie. Dans la plupart des pays considérés, l’inflation devrait ralentir au cours des années à venir. En 2020, les pressions déflationnistes devraient être alimentées par la forte baisse des prix du pétrole.

En 2019, tous les pays étudiés sauf un ont fait état d’un solde budgétaire des administrations publiques inférieur à la valeur de référence de 3 %. Une procédure concernant les déficits excessifs a été lancée à l’encontre de la Roumanie en avril 2020. En Croatie et en Hongrie, le ratio d’endettement dépasse la valeur de référence de 60 % du PIB, mais il a diminué jusqu’à fin 2019. Dans les sept pays, le déficit budgétaire comme le ratio de dette publique devraient augmenter, sous l’effet conjugué du ralentissement, marqué, de l’activité économique et des mesures budgétaires prises en réaction à la pandémie.

À ce jour, aucun des pays examinés ne participe au MCE II, mais la Bulgarie et la Croatie ont officiellement demandé, respectivement en 2018 et en 2019, à intégrer ce mécanisme. En prenant de nouveaux engagements, ces deux pays ont réalisé des avancées importantes en vue de participer prochainement au MCE II. Durant la période de référence, le lev bulgare est resté fixé à 1,95583 lev pour un euro, au titre d’un dispositif de caisse d’émission. La kuna croate s’est, quant à elle, négociée dans le cadre d’un régime de flottement administré, si bien que la volatilité de son taux de change par rapport à l’euro a été faible. La plupart des autres monnaies considérées se sont négociées dans le cadre de régimes de change flottant, et le taux de change de la majorité d’entre elles a fortement fluctué, notamment lors des tensions sur les marchés financiers en mars 2020.

En termes de convergence des taux d’intérêt à long terme, seul un des sept pays étudiés, la Roumanie, a enregistré des taux supérieurs à la valeur de référence de 2,9 %. C’est en Bulgarie et en Suède que ces taux ont été les plus bas.

La solidité du cadre institutionnel reste un autre facteur important pour la réalisation d’une convergence durable. Dans les pays sous revue, à l’exception de la Suède, la qualité des institutions et de la gouvernance est relativement médiocre. C’est particulièrement vrai en Bulgarie, en Roumanie, en Croatie et en Hongrie.

Communiqué de presse »

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